Les immigrants sont victimes de discrimination dans la recherche d’un emploi

Les immigrants du Québec qui apprennent le français sont souvent victimes de discrimination quand vient le temps de se trouver un emploi parce que de nombreux employeurs exigent la connaissance de l’anglais.

C’est ce que soutient Impératif français dans un mémoire déposé, hier, à la Commission de la culture de l’Assemblée nationale à Québec. Le président du mouvement, Jean-Paul Perreault, affirme que l’exigence de l’anglais nuit à tous les Québécois, mais surtout aux immigrants, car le taux de chômage est deux fois plus important chez les minorités visibles.

“Le gouvernement doit intervenir pour que cesse l’exclusion qui prive les nouveaux arrivants de la possibilité de travailler en français, a dit M. Perreault. On les invite à suivre des cours de français afin de faciliter leur insertion sociale, mais malheureusement lorsqu’ils se présentent chez plusieurs employeurs, ils se voient refuser l’emploi parce qu’ils ne connaissent pas l’anglais. C’est une forme de discrimination qui n’a pas sa place.”

Souvent la demande de l’anglais n’est pas justifiée, selon M. Perreault. “Il y a à peine 4 % de la population québécoise qui parle uniquement l’anglais.”

Le gouvernement provincial doit adopter, au printemps 2007, une politique de lutte contre le racisme et la discrimination. Une série de consultations publiques à ce sujet sont prévues cet automne.

Journal Le Droit

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