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November 20, 2006

Le quart des Québécois surchargés de travail

Filed under: Canada — Masaru Hoshi @ 3:33 pm


Près du quart (23%) des travailleurs québécois disent avoir une charge de travail trop élevée et les femmes sont celles qui sont les plus touchées par cette affirmation.

C’est ce qui ressort d’un sondage CROP-Express réalisé du 19 au 29 octobre auprès de 1000 répondants dans la province pour l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec.

Ainsi, 17% des hommes et 30% des femmes se plaignent d’une charge de travail trop lourde.

«Cette différence chez les femmes vient probablement du fait qu’elles doivent encore assumer plusieurs responsabilités familiales en marge de leur carrière», avance Alain Desgagné, président du conseil d’administration de l’ORHRI.

«D’où l’importance pour les organisations de mettre en place des mesures efficaces de conciliation du travail avec la vie personnelle», ajoute M. Desgagné.

Toutefois, il faut rappeler que 69% des sondés disent que le poids de leurs tâches est juste, contre 8% qui disent pouvoir en faire davantage.

Parmi les répondants qui affirment en avoir trop sur les épaules, 73% croient que leur employeur en est conscient, contre 27% disant le contraire.

Au total, 56% des travailleurs surchargés jugent que la rémunération tient compte du boulot accompli, dont 65% chez les hommes et 45% chez les femmes.

Toutefois 42% soutiennent ne pas être payés à leur juste valeur. Aussi, 56% des ménages dont les revenus se situent de 20 000 $ à 40 000 $ tiennent le même discours.

Comment régler ce problème ?

«Il est évident que l’évaluation du rendement est une excellente occasion pour aborder cette problématique, dit Alain Desgagné. L’évaluation annuelle permet notamment de revoir les objectifs et la description des tâches confiées aux employés.»

La marge d’erreur du sondage est de 3%, 19 fois sur 20.

November 9, 2006

Qualité de vie: le Canada au 6e rang

Filed under: Canada — Masaru Hoshi @ 9:31 am


L’organisme de l’ONU qui évalue le développement des pays classe le Canada au sixième rang.

Pendant les années 80 et une partie des années 90, le Canada se classait toujours au premier rang de cet indicateur du développement humain, inspirant l’ancien premier ministre Jean Chrétien à le qualifier de «meilleur pays du monde».

En 1995, le Canada avait glissé au second rang, derrière la Norvège.

Les données utilisées cette année pour l’évaluation faite par le PNUD, le programme des nations unies pour le développement, datent de 2004. Le Canada se classe maintenant derrière la Norvège, l’Islande, l’Australie, l’Irlande et la Suède.

L’évaluation tient compte de l’espérance de vie, du taux d’alphabétisation, du taux de scolarisation et du PIB.

Dans cette liste, les États-Unis occupent le huitième rang et le Niger se classe au tout dernier rang, le 177e.

November 7, 2006

Le ministère de la Culture reconnaît que le français demeure menacé au Québec

Filed under: Canada — Masaru Hoshi @ 11:31 pm


«Une majorité des transferts linguistiques se fait encore au profit de l’anglais. En effet, 54 pour cent des transferts sont effectués vers l’anglais contre 46 pour cent vers le français» constate le rapport annuel du ministère. Ce document vient d’être déposé à l’Assemblée nationale par la ministre responsable du dossier linguistique, Line Beauchamp.

Lorsque les allophones, c’est-à-dire les Québécois n’ayant ni le français ni l’anglais comme langue maternelle, choisissent la langue qu’ils parleront à la maison, ils choisissent donc majoritairement l’anglais, selon les dernières données disponibles, soit celles du recensement de 2001. Il faudra attendre les données du recensement de 2006 pour savoir si la tendance se maintiendra, note le document.

«La politique linguistique garde donc toujours sa pertinence et il importe, peut-être plus que jamais, qu’elle soit comprise et acceptée par l’ensemble de la société québécoise, et plus particulièrement par l’administration publique, dont on est en droit d’attendre un comportement exemplaire en matière linguistique», écrivent les auteurs du rapport annuel du ministère.

On y affirme que «le français a progressé depuis 30 ans au Québec». Mais «ces progrès s’accompagnent d’une tendance lourde» : une baisse de la natalité qui cause une baisse de la représentation francophone au Canada et une baisse du poids démographique du Québec au Canada.

Dans un contexte de forte immigration, il faut donc «faciliter l’intégration linguistique des nouveaux arrivants et assurer la cohésion de la société québécoise».

«Bien que ces résultats soient encourageants, il reste que globalement, une majorité des transferts linguistiques se fait encore au profit de l’anglais», note le rapport annuel.

Le gouvernement québécois et particulièrement le Secrétariat à la politique linguistique doivent donc s’assurer que la politique linguistique québécoise est mieux perçue «tant au Québec qu’à l’étranger». Ils doivent de plus renforcer le français comme langue utile dans les secteurs stratégiques et dans les organisations internationales ainsi que valoriser un français de qualité.

Le Secrétariat veillera cette année notamment à sensibiliser les médias d’information afin qu’ils utilisent une langue française de meilleure qualité, et à coordonner un groupe de réflexion interministériel sur la disponibilité des films en format DVD en français sur le marché québécois.

Le ministère se réjouit également de la décision du Comité des droits de l’homme des Nations unies de déclarer irrecevable une plainte déposée en 2003, et qui voulait que la loi 101 sur l’affichage commercial contrevenait à certains droits garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

La loi québécoise dit que l’affichage commercial peut être fait en français et dans une autre langue «pourvu que le français y figure de façon nettement prédominante».

Record de précipitations en Colombie-Britannique

Filed under: Canada — Masaru Hoshi @ 9:34 am


Certaines régions de la côte de la Colombie-Britannique ont reçu plus de 200 millimètres de pluie depuis jeudi, provoquant le débordement d’au moins une rivière et entraînant l’évacuation de dizaines de maisons.

«Nous avons enregistré des précipitations abondantes, en fait certaines des précipitations les plus abondantes à avoir été jamais enregistrées en certains endroits le long de la côte sud», a affirmé Allan Chapman, du ministère provincial de l’Environnement.

Certaines régions ont reçu entre 200 et 350 millimètres d’eau depuis jeudi.

La température a aussi atteint 15 degrés Celsius à Vancouver lundi, provoquant la chute de pluie plutôt que de neige dans les montagnes et faisant fondre le peu de neige qui s’y était déjà accumulé. Cette eau vient ensuite gonfler le cours des rivières.

Une trentaine de résidences le long de la rivière Chilliwack ont ainsi dû être évacuées, après que la rivière soit sortie de son lit. La rivière Nooksack, dans l’État américain voisin de Washington, était aussi sous surveillance et pourrait causer des problèmes en Colombie-Britannique.

Le ministre provincial de l’Environnement, Barry Penner, a passé la journée dans la région de Chilliwack, où des volontaires s’affairaient à remplir des sacs de sable.

November 6, 2006

Vaccination massive au Québec a été un succès

Filed under: Canada — Masaru Hoshi @ 1:28 pm



Les mesures de lutte à une éclosion de pandémie de grippe sont loin d’être enrhumées à Québec. Plus de 3760 personnes ont participé cette fin de semaine à un exercice de vaccination massive afin d’évaluer la préparation des services de santé.

«On aurait pu en accueillir beaucoup plus», résume la coordonnatrice de l’opération dans la région de la capitale, Raymonde Pépin. En fait, quelques-unes des 30 infirmières mobilisées samedi et hier ont pu être libérées.

À l’exception du samedi matin ou des centaines de personnes ont fait la file avant l’ouverture des cliniques de vaccination, l’attente était pratiquement nulle. «On considère que c’est un succès quant à l’organisation. Ça s’est bien déroulé, il n’y avait aucune attente. C’est rassurant, ça veut dire que nous sommes capables d’accueillir plus de monde.»

Lors du passage du Soleil hier avant-midi, les gens n’avaient pas à patienter pour s’enregistrer puis relever leur manche pour recevoir leur vaccin. En fait, le seul temps d’attente consistait en la période de 15 minutes nécessaires après l’injection pour contrer toute réaction allergène.

La Santé publique a beaucoup appris du précédent exercice, admet Mme Pépin. Deux fois plus de secrétaires ont été mobilisées pour faciliter l’enregistrement. «On a augmenté le nombre de personnes aux inscriptions parce que c’est là que ça bloquait l’an passé», résume la coordonnatrice. Le ministère de la Santé exige que les directions régionales soient en mesure de réagir en 48 heures à toute éclosion de pandémie de grippe afin d’administrer des antiviraux.

Afin d’accélérer le traitement, un nouveau système informatique a également été testé pour la première fois. Grâce à une banque de données, les employés pouvaient vérifier rapidement le carnet de vaccination des gens et proposer une injection contre la pneumonie. Comme ce vaccin est bon à vie, ceux qui l’avaient déjà reçu étaient rapidement écartés.

À l’opposé, le vaccin contre l’influenza doit être injecté chaque année. Celui-ci est en effet constamment renouvelé pour répondre efficacement contre les trois principales souches de grippe actuellement actives. Et devant les rapides mutations du virus, tout est perpétuellement à recommencer.

Jusqu’en décembre

Samedi matin, les infirmières mobilisées au Cégep F.-X. Garneau vaccinaient 200 personnes par heure. L’objectif était de maintenir une moyenne au-dessus de 160. Elle est toutefois tombée à 140 par heure samedi après-midi et dimanche devant la baisse de l’achalandage.

Au centre d’hébergement Sacré-Coeur, l’affluence a été plus importante que prévu. Samedi, plus de 900 personnes se sont présentées alors qu’on en attendait 600. Les 12 infirmières ont toutefois réussi à répondre à la demande, même si certains ont dû patienter jusqu’à deux heures samedi matin pour recevoir leur injection.

La campagne de vaccination massive se poursuit jusqu’au 14 décembre dans la région. Demain et mercredi, les infirmières de la Santé publique seront à l’Hôtel Universel de Sainte-Foy. Elles iront jeudi et vendredi au centre Lucien-Borne.

November 4, 2006

L’emploi se porte bien mais la situation peut se renverser

Filed under: Canada — Masaru Hoshi @ 10:19 pm


Selon l’économiste Joelle Noreau, du Mouvement Desjardins, le taux de chômage enregistré en octobre au pays, soit 6,2%, doit être nuancé.

Mme Noreau rappelle que de nombreuses mises à pied ont été annoncées récemment, et qu’elles ne sont pas encore comptabilisées dans le calcul du taux de sans emploi.

Au Québec et en Ontario, particulièrement, le secteur manufacturier va perdre des centaines d’emplois d’ici le début de 2007, ce qui risque d’augmenter le taux de chômage. Au Québec, en octobre, il a atteint 7,7%, son plus bas niveau depuis février 1975.

À l’échelle nationale, 261 000 emplois se sont ajoutés à l’économie depuis le début de l’année. L’énergie, le secteur pétrolier principalement, et la construction en sont largement responsables.

November 2, 2006

Pas de médecin de famille pour 29% des Québécois

Filed under: Canada — Masaru Hoshi @ 7:14 pm


Pas moins de 29 pour cent des Québécois n’ont pas de médecin de famille, indique un sondage Décima mené pour le compte du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) et rendu public jeudi.

La situation au Québec est d’ailleurs plus inquiétante que dans l’ensemble du pays, puisque seulement 17 pour cent des Canadiens — soit cinq millions de personnes — se retrouvent sans médecin de famille.

Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a réagi en rappelant que le gouvernement avait annoncé qu’à compter du 1er décembre les médecins omnipraticiens ne seraient plus soumis à un plafond de rémunération, et pourront ainsi voir un plus grand nombre de patients.

Par ailleurs, pour accroître l’accessibilité aux soins, il a rappelé que son gouvernement avait considérablement augmenté le nombre d’admissions en faculté de médecine, qui est passé de 406, à la fin des années 90, à 780, cette année.

Dans un document de réflexion rendu public jeudi, le Conseil des médecins de famille trace un lien direct de cause à effet entre la pénurie actuelle de médecins de famille et le temps d’attente pour obtenir des soins de santé.

«Ce n’est pas normal dans un système de santé et un pays comme le nôtre que les gens n’aient pas accès à des soins de santé primaires rapidement», a soutenu en point de presse le Dr Bernard Lessard, porte-parole du CMFC et médecin de famille à Montréal.

Il fait valoir que cette question est fondamentale pour accélérer l’accès à un médecin spécialiste.

«Les gens qui ont un médecin de famille ont plus de facilité à avoir accès à un spécialiste», a-t-il dit, ajoutant que le système de santé était complexe et que le patient avait besoin de son médecin de famille pour s’y retrouver.

Le Dr Lessard a de plus jugé que la décision du gouvernement précédent de mettre à la retraite des milliers de médecins, il y a une dizaine d’années, avait contribué à aggraver la situation.

Il a estimé que le ministre Couillard avait fait «des efforts louables» pour régler le problème d’accessibilité au cours des trois dernières années.

Le sondage parrainé par le Collège des médecins de famille, organisme qui compte 18 000 membres à travers le pays, a été mené par téléphone auprès de 1019 Canadiens adultes entre le 14 et le 17 septembre dernier.

L’obligation faite aux médecins québécois de pratiquer un certain nombre d’heures en établissement et non exclusivement en cabinet privé a également été identifiée comme un facteur expliquant la difficulté à trouver un médecin de famille.

Sur ce point, le ministre Couillard a déclaré qu’il n’était cependant pas question pour l’instant de revoir cette décision, mais il s’est dit «prêt à en discuter».

Il a par ailleurs convenu que «le principal problème d’accès, au Québec, c’est d’avoir accès au médecin de famille».

Le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, a considéré de son côté que le gouvernement était à blâmer.

«Les libéraux nous ont promis de mettre fin à l’attente et de redonner de l’accessibilité au système de santé, pourtant plus de trois ans après, il y encore un tiers de la population québécoise laissé pour compte», a-t-il dit.

Le Collège des médecins de famille souhaite aussi que les gouvernements calculent le temps d’attente pour obtenir un soin à partir de la première visite chez l’omnipraticien.

November 1, 2006

Le Canada accueillera entre 240 000 et 265 000 immigrants

Filed under: Canada — Masaru Hoshi @ 7:17 am


Le Canada accueillera entre 240 000 et 265 000 immigrants l’an prochain, une augmentation par rapport aux objectifs de l’année en cours, a indiqué mardi le ministère de l’immigration.

Dans un rapport annuel sur sa politique en matière d’immigration le gouvernement canadien a annoncé sa fourchette pour les admissions d’immigrants pour 2007.

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Ottawa veut davantage d’immigrants non diplômés

Filed under: Canada — Masaru Hoshi @ 7:09 am


Dans le but de s’attaquer aux problèmes de pénurie de main d’oeuvre, le ministre fédéral de l’Immigration, Monte Solberg, souhaite permettre à plus d’immigrants ne détenant pas de diplômes universitaires de s’installer au Canada.

«Le système a encore beaucoup de progrès à faire», a déclaré M. Solberg mardi, dans un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne.

«Il est loin d’être parfait, a-t-il ajouté. Il doit être beaucoup plus flexible afin de répondre aux besoins du marché du travail.»

À l’heure actuelle, le régime favorise les immigrants qui détiennent un diplôme d’études supérieures. Or, fait remarquer le ministre, le Canada a besoin de gens de métier et de manoeuvres. Ottawa entend donc faciliter leur admission comme travailleurs temporaires puis, si tout va bien, comme résidents permanents et citoyens canadiens.

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